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Réglementation de buvette d’association : autorisations, démarches et obligations (guide complet 2026)

Organiser une buvette pour financer les activités de son association semble simple. En droit, ça l'est beaucoup moins. Les règles applicables varient selon trois variables : le lieu, le public accueilli et les boissons servies. Ce guide, fondé sur les textes officiels en vigueur, détaille l'ensemble des obligations : des formalités en mairie jusqu'aux sanctions encourues en cas de manquement.

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Publié le 11 mai 2026

Par France Barnums

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Réglementation de buvette d’association : autorisations, démarches et obligations (guide complet 2026)
Ce qu’il faut retenir

La réglementation applicable à une buvette associative repose sur une logique simple : tout dépend de qui vous servez, où vous vous trouvez, et ce que vous vendez.

  • Si vous servez uniquement vos adhérents, pas de démarche à faire. Vous pouvez servir de la bière et du vin sans demander d’autorisation à qui que ce soit.
  • Si vous ouvrez votre buvette au public (kermesse, tournoi, fête de quartier…), vous devez demander une autorisation à la mairie au moins 15 jours avant. Vous pouvez le faire 5 fois par an maximum.
  • Si vous êtes dans un gymnase ou un stade, c’est plus strict : l’alcool y est interdit par défaut. Il faut demander une dérogation spéciale à la mairie, et le faire 3 mois à l’avance et non 15 jours comme dans les autres cas (art. D3335-16 CSP)1.
  • Dans tous les cas, vous ne pouvez servir que de la bière, du vin, du cidre ou des boissons similaires titrant moins de 18°. Le rhum, le pastis et les spiritueux sont interdits, même mélangés dans un cocktail.
  • Sur le plan financier, les recettes de votre buvette ne sont généralement pas imposables si elles restent une source de revenus secondaire pour l’association. Et si vous organisez jusqu’à 6 événements de soutien par an, les recettes de ces événements sont totalement exonérées d’impôts, quel que soit le montant.
  • Les risques si vous ne respectez pas les règles : ouvrir une buvette sans autorisation, c’est 3 750 € d’amende et la fermeture immédiate. Servir de l’alcool à un mineur, c’est 7 500 €. Et dans les deux cas, c’est le président de l’association qui est personnellement responsable devant la loi.

Trois réflexes permettent d’éviter l’essentiel des problèmes : anticiper la demande en mairie (notamment 3 mois à l’avance pour une enceinte sportive), désigner un référent buvette chargé de conserver l’arrêté sur place et de briefer les bénévoles, et vérifier sa couverture d’assurance avant chaque événement. Enfin, mobilisez systématiquement l’exonération fiscale des 6 manifestations de soutien (art. 261-7-1°c CGI) : c’est un avantage concret et méconnu qui peut représenter une économie significative.

Définition d’une buvette associative et cadre juridique

Une buvette associative est un point de vente de boissons, avec ou sans alcool, exploité par une association dans le cadre de ses activités. En apparence simple, cette définition recouvre en réalité des situations très différentes sur le plan juridique : une table de brasserie lors d’une kermesse, un bar ouvert toute l’année dans un club sportif et un stand lors d’une foire régionale ne relèvent pas du tout des mêmes règles.

Avant de chercher quelle autorisation demander, il faut donc d’abord identifier dans quelle situation vous vous trouvez.

Terminologie officielle. Les textes ne parlent jamais de « buvette ». Le Code de la santé publique utilise les expressions « débit de boissons temporaire » ou « débit de boissons à consommer sur place ». Utilisez ces termes dans vos demandes en mairie pour éviter toute confusion et accélérer le traitement de votre dossier.

Le fondement légal : trois textes à connaître

  • Art. L3321-1 du Code de la santé publique – classification officielle des boissons en groupes 1, 3, 4 et 52
  • Art. L3334-1 et L3334-2 du même code – régime des débits temporaires3
  • Art. L3335-11 du CSP renvoyant à l’art. 1655 du CGI – toute association qui vend des boissons à consommer sur place est soumise à la réglementation des débits de boissons, sauf vente réservée aux seuls adhérents sans but lucratif4

Ce dernier point est essentiel : une association n’est pas automatiquement exemptée. C’est la situation concrète : qui vend, à qui, dans quel but, qui détermine les obligations. Dès qu’une personne extérieure à l’association peut acheter une boisson, les règles des débits de boissons s’appliquent dans leur intégralité.

La question clé : buvette temporaire ou bar permanent ?

Deux régimes juridiques distincts existent, avec des obligations très différentes :

  • La buvette temporaire est ouverte le temps d’une seule manifestation (kermesse, tournoi, fête…). Elle nécessite une simple autorisation du maire dans la plupart des cas, pas de licence permanente. Elle est limitée à 48 heures et soumise à un quota annuel d’autorisations.
  • Le bar permanent fonctionne toute l’année. Dès lors qu’il est accessible au public (y compris aux non-membres) et qu’il sert de l’alcool, il exige une licence de débit de boissons et un permis d’exploitation obtenu après une formation obligatoire de 2,5 jours.

La règle des 3 variables

Quelle que soit votre situation, vos démarches dépendent toujours de la combinaison de ces trois facteurs :

VariableCe qu’elle recouvreImpact sur les démarches
Le lieuLocaux de l’asso, voie publique, enceinte sportive, foire/expositionDétermine l’autorité compétente et les délais
Le publicAdhérents uniquement vs grand publicDétermine si une autorisation est requise
Les boissonsSans alcool (groupe 1), alcool ≤ 18° (groupe 3), alcool fort (groupes 4-5)Détermine le niveau d’autorisation et la licence
Les trois facteurs qui déterminent vos obligations lors de l’organisation d’une buvette associative.

La classification officielle des boissons : groupes 1, 3, 4 et 5

Avant de demander la moindre autorisation, il faut savoir ce que vous allez servir, et dans quelle catégorie légale cela tombe. C’est la classification officielle des boissons, définie à l’article L3321-1 du Code de la santé publique2, qui détermine ce qu’une association peut vendre et sous quelles conditions.

Important. Le groupe 2 n’existe plus depuis le 1er janvier 2016 (ordonnance n°2015-1682). Les boissons qui en relevaient ont été intégrées au groupe 3. Plusieurs sources en ligne mentionnent encore « 5 catégories » avec un groupe 2, c’est une information périmée.

GroupeNatureExemplesTaux d’alcoolEn buvette asso ?
1Boissons sans alcoolEau, jus de fruits, café, thé, lait, sodas, sirops, chocolat< 1,2°Oui, librement
2SuppriméSuppriméSuppriméSupprimé
3Boissons fermentées non distillées et vins doux naturelsVin, bière, cidre, poiré, hydromel, crème de cassis, apéritifs à base de vin, liqueurs de fruits ≤ 18°1,2° à 18°Oui, sous autorisation
4Alcools distillésRhum, whisky, cognac, pastis, vodka, gin, tafias> 18°Non (sauf DOM-TOM)
5Toutes autres boissons alcooliséesToutes boissons ne rentrant pas dans les groupes précédentsVariableNon
Classification officielle des boissons selon l’article L3321-1 du Code de la santé publique (version en vigueur depuis le 1er janvier 2016).

Les erreurs fréquentes sur les boissons autorisées

  • Les cocktails et punchs. C’est la boisson au taux d’alcool le plus élevé qui détermine le groupe, pas la recette. Un punch (rhum + jus de fruit) = groupe 4. Un mojito = groupe 4. Interdits en buvette associative, même s’ils contiennent du jus de fruit ou du sirop. Même règle pour un kir royal : si le champagne ou le crémant titre plus de 18°, il bascule en groupe 4.
  • Le pastis et les anisés. Il titre entre 40° et 45°, soit le groupe 5. Interdit même coupé avec de l’eau ou un sirop (la dilution ne change pas le classement légal).
  • La bière sans alcool. Elle titre moins de 1,2°, ce qui en fait une boisson de groupe 1. Aucune autorisation n’est requise pour la servir, au même titre qu’un jus de fruit.
  • La bière artisanale à fort degré. Une bière à 7° ou 8° reste dans le groupe 3 (fermentée, non distillée, < 18°). Elle est donc autorisée sous réserve d’obtenir l’autorisation habituelle pour les boissons du groupe 3.

Le cas particulier des DOM-TOM

Dans les départements de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Guyane, le préfet (et non le maire) peut autoriser, par arrêté, la vente de boissons du groupe 4 dont la consommation est traditionnelle, rhums et tafias notamment, dans la limite de 4 jours par an au maximum (art. L3334-2 al. 4 CSP)3.

À retenir. Groupe 1 = sans alcool, libre. Groupe 3 = alcool ≤ 18°, autorisé sous conditions. Groupes 4 et 5 = alcool fort, interdit sauf exception. La règle vaut aussi pour les cocktails : c’est l’ingrédient le plus alcoolisé qui classe la boisson.

Faut-il une autorisation pour ouvrir une buvette associative ? Les 5 cas de figure

C’est la question centrale de cet article. La réponse dépend entièrement de votre situation. Voici les 5 cas de figure prévus par la loi, du plus simple au plus contraignant.

La buvette en cercle privé (réservée aux adhérents)

C’est le régime le plus souple. Si votre buvette est exclusivement réservée à vos membres : pot associatif, 3e mi-temps, buffet de fin de saison, aucune autorisation n’est requise et aucune démarche n’est à effectuer.

Ce régime repose sur l’article 1655 du Code général des impôts4, qui dispense les associations de la réglementation des débits de boissons lorsque trois conditions sont simultanément réunies :

  • La buvette est réservée aux seuls adhérents
  • Elle ne poursuit aucun objectif lucratif
  • Les boissons servies appartiennent aux groupes 1 et 3 (pas d’alcool fort)

Mise en garde. Le caractère privé doit être réel et vérifiable. Laisser entrer des non-membres (accompagnateurs, parents, public extérieur), même ponctuellement, fait sortir la buvette de ce régime. L’association s’expose alors aux sanctions prévues pour une buvette ouverte au public sans autorisation, soit jusqu’à 3 750 € d’amende.

La buvette lors d’une manifestation organisée par l’association

Kermesse, tournoi sportif, fête de village, repas de fin d’année ouvert au public. Une autorisation du maire est obligatoire (art. L3334-2 al. 2 CSP)3.

  • Boissons autorisées : groupes 1 et 3 uniquement (alcool ≤ 18°)
  • Délai de demande : au moins 15 jours avant la manifestation
  • Quota : 5 autorisations annuelles maximum par association
  • À Paris : la demande se fait auprès de la préfecture de police, et non de la mairie
  • Si le calendrier annuel est connu à l’avance, il est possible de déposer une demande groupée pour l’ensemble des manifestations, à adresser 3 mois avant la première date

La demande doit préciser : la date et le lieu de l’événement, la nature de la manifestation, les horaires d’ouverture de la buvette et les catégories de boissons concernées.
Le site service-public.fr met à disposition plusieurs modèles de lettre type pour formuler cette demande.

La buvette dans une enceinte sportive

C’est le cas le plus réglementé. La loi pose une interdiction de principe : la vente d’alcool (groupes 3 à 5) est interdite dans les stades, gymnases, salles d’éducation physique et tout établissement d’activités physiques et sportives (art. L3335-4 CSP)5.

Sans alcool : une buvette proposant uniquement des boissons du groupe 1 peut être installée librement, mais une demande d’autorisation doit quand même être adressée à la mairie au moins 3 mois avant la manifestation (15 jours si manifestation exceptionnelle).

Avec alcool : des dérogations temporaires de 48 heures maximum peuvent être accordées par le maire pour les boissons du groupe 3 (alcool ≤ 18°). La demande doit préciser la date et la nature de la manifestation, les horaires d’ouverture et les catégories de boissons concernées (art. D3335-17 CSP). L’autorisation est délivrée sous forme d’arrêté municipal. Elle doit être conservée sur place et présentée à tout contrôle.

Type d’associationQuota annuelDélai de demande
Association sportive agréée
Art. L121-4 Code du sport
10 autorisations3 mois avant (cas général)
15 jours avant (manifestation exceptionnelle)
Association à caractère touristique
Stations classées et communes touristiques
4 autorisations3 mois avant (cas général)
15 jours avant (manifestation exceptionnelle)
Association à caractère agricole2 autorisations3 mois avant (cas général)
15 jours avant (manifestation exceptionnelle)
Quotas annuels et délais de demande de dérogation temporaire pour la vente d’alcool dans une enceinte sportive (art. L3335-4 CSP).

Point original. Pour les clubs omnisports, les 10 autorisations s’entendent pour la structure mère, à charge pour elle de les répartir entre ses sections. Par ailleurs, les autorisations sont comptabilisées par groupement sportif, pas par stade : si plusieurs clubs partagent la même enceinte, chacun bénéficie de ses propres 10 autorisations.6

La buvette dans une foire ou une exposition

Une association peut servir des boissons de toute nature, à condition de remplir 3 conditions cumulatives (art. L3334-1 CSP)7 :

  1. La foire ou l’exposition est organisée par l’État, une collectivité publique, ou une association reconnue d’utilité publique (pas une simple association loi 1901)
  2. Le commissaire général de la manifestation a rendu un avis favorable à l’ouverture de la buvette
  3. Une demande d’ouverture de débit de boissons temporaire a été adressée à la mairie (ou à la préfecture de police à Paris) au moins 15 jours avant, accompagnée de l’avis favorable du commissaire général

Ce régime présente deux avantages spécifiques par rapport aux autres cas : le nombre d’autorisations n’est pas limité dans l’année, et les boissons de toute nature (y compris groupe 4) peuvent être servies.

Précision pratique. L’avis du commissaire général doit être joint physiquement à la demande adressée en mairie. Sans cette pièce, le dossier est incomplet et peut être refusé.

Le bar permanent ouvert au public

C’est le régime le plus contraignant. Il s’applique dès lors qu’une association souhaite exploiter un bar de façon régulière et permanente, accessible aux non-membres.

Les obligations sont identiques à celles d’un café ou d’un débit de boissons classique :

  • Obtenir une licence de débit de boissons de 3e catégorie (licence III ou « licence restreinte ») pour les boissons du groupe 3
  • Suivre une formation obligatoire de 2,5 jours auprès d’un organisme agréé, aboutissant à la délivrance d’un permis d’exploitation valable 10 ans (renouvelable après une formation de mise à jour de 6 heures minimum), coût moyen entre 190 € et 500 € selon la région
  • Effectuer une déclaration préalable à la mairie au moins 15 jours avant l’ouverture (art. L3332-3 CSP)

Deux contraintes supplémentaires s’appliquent :

  • Densité : impossible d’ouvrir un débit de 3e catégorie si la commune atteint déjà la proportion d’1 débit pour 450 habitants (art. L3332-1 CSP)10
  • Zones protégées : interdiction à proximité d’établissements de santé, d’enseignement et de stades/piscines, les distances sont fixées par arrêté préfectoral (art. L3335-1 CSP)11

Bon à savoir. Un bar permanent réservé aux seuls adhérents, sans objectif lucratif et proposant uniquement des boissons des groupes 1 et 3, échappe à ces obligations (art. 1655 CGI). Dès lors que des non-membres sont accueillis ou qu’un bénéfice est recherché, le régime du bar permanent ouvert au public s’applique intégralement.

Tableau récapitulatif des 5 cas de figure

SituationAutorisation mairieLicenceQuota annuel
Cercle privé
Adhérents uniquement, sans bénéfice
Non requiseAucuneIllimitée
Manifestation publique
Kermesse, fête, tournoi ouvert
ObligatoireNon (temporaire)5/an
Enceinte sportive avec alcool
Dérogation 48h max
ObligatoireNon (dérogation)2 à 10 selon le type
Foire / exposition
État ou asso reconnue d’utilité publique
Oui + avis commissaireNon (temporaire)Illimitée
Bar permanent ouvert au publicDéclaration préalableLicence III obligatoirePermanent
Vue d’ensemble des 5 cas de figure, des autorisations requises et des quotas annuels.

Comment faire une demande d’autorisation de buvette en mairie

Vous avez identifié votre cas de figure et vous savez qu’une autorisation est nécessaire. Voici comment constituer votre dossier, à qui l’adresser et dans quels délais pour chaque situation.

Ce que doit contenir votre demande

Quelle que soit la situation, la demande doit être formulée par écrit. Les articles D3335-16 et D3335-17 du Code de la santé publique12 fixent les informations minimales à inclure :

  • Identification de l’association : dénomination, adresse, nom et qualité du signataire (président ou représentant légal)
  • Date, lieu et nature de la manifestation : soyez précis (ex. « tournoi de football organisé par l’association X, le 14 juin 2026, au stade municipal de Y »)
  • Durée et horaires d’ouverture de la buvette
  • Catégories de boissons concernées : indiquer le groupe (groupe 1, groupe 3), évitez les formulations vagues comme « boissons habituelles »
  • Conditions de fonctionnement : service au verre, bouteilles, tireuse à bière…
  • Pièce jointe obligatoire dans le cas d’une foire ou exposition : l’avis favorable du commissaire général, sans lequel le dossier est incomplet

Conseil pratique. Utilisez la terminologie officielle : « débit de boissons temporaire » et non « buvette ». Plus votre dossier est complet et précis dès le premier envoi, plus le traitement est rapide. Conservez impérativement une copie de votre demande et de l’accusé de réception.

Les délais à respecter selon votre situation

C’est le point sur lequel les associations commettent le plus d’erreurs. Les délais varient selon le contexte, et un dossier déposé trop tard peut être refusé.

Astuce. Si votre association organise plusieurs manifestations dans l’année et que le calendrier est connu à l’avance, vous pouvez déposer une demande groupée couvrant toutes vos buvettes en une seule fois. Cela évite de multiplier les courriers en mairie et sécurise l’ensemble de votre calendrier dès le début de saison.

SituationDélai minimumRéférence légale
Manifestation organisée par l’association
Kermesse, fête, tournoi ouvert au public
15 jours avantArt. L3334-2 CSP
Foire ou exposition15 jours avantArt. L3334-1 CSP
Enceinte sportive (cas général)3 mois avantArt. D3335-16 CSP
Enceinte sportive (manifestation exceptionnelle)15 jours avantArt. D3335-16 CSP
Demande groupée annuelle
Calendrier annuel connu à l’avance
3 mois avant la 1ère manifestationArt. L3334-2 CSP
Bar permanent ouvert au public15 jours avant l’ouvertureArt. L3332-3 CSP
Délais légaux à respecter pour déposer une demande d’autorisation de buvette selon la situation.

À qui adresser la demande ?

La réponse dépend du lieu de la manifestation :

  • Dans toutes les communes (hors Paris) : au maire de la commune où se déroule la manifestation
  • À Paris : à la préfecture de police, via formulaire en ligne dédié

La demande doit être envoyée de préférence en lettre recommandée avec accusé de réception, afin de disposer d’une preuve de dépôt et de faire courir le délai légal à date certaine.

Que se passe-t-il après le dépôt ?

Une fois votre dossier complet déposé dans les délais, le maire instruit la demande. En cas d’accord, l’autorisation est délivrée sous la forme d’un arrêté municipal.

Trois points essentiels sur cet arrêté :

  • Il fixe les conditions précises de fonctionnement de la buvette : horaires, catégories de boissons autorisées, durée
  • Il doit être conservé en original sur place pendant toute la durée de la manifestation et présenté à tout agent habilité qui le demande
  • En cas de non-respect des conditions fixées par l’arrêté, l’association s’expose aux procédures prévues à l’article D3335-18 du Code de la santé publique13, pouvant aller jusqu’à la fermeture immédiate

Ressources officielles. Le site service-public.fr met à disposition des modèles de lettres types téléchargeables : un pour une fête publique (art. L3334-2 CSP), un autre pour une foire ou exposition (art. L3334-1 CSP).

Les obligations à respecter pendant la buvette

Obtenir l’autorisation n’est que la première étape. Une fois la buvette ouverte, un ensemble d’obligations légales s’imposent sur l’affichage, la vente d’alcool, l’accès des mineurs et l’hygiène. Leur non-respect peut engager la responsabilité civile et pénale du président de l’association, indépendamment de celle de l’association elle-même.

L’affichage obligatoire

C’est l’obligation la plus souvent négligée, et pourtant régulièrement contrôlée. Certains affichages sont exigés dans toutes les buvettes servant de l’alcool, d’autres uniquement dans les bars permanents ouverts au public. L’obligation de mettre en évidence les boissons non alcoolisées est prévue par l’article L3323-1 du Code de la santé publique. Elle s’applique même lors d’une buvette temporaire : un simple présentoir avec des bouteilles d’eau ou des jus de fruits bien visibles suffit à y répondre.

Ce qui doit être affichéS’applique à
Liste des boissons et prix TTCVisible dans la buvetteToute buvette
Type de licence possédéeVisible dans la buvetteToute buvette avec alcool
Interdiction de vente aux mineurs (pictogramme)Visible dans la buvetteToute buvette avec alcool
Pictogramme femme enceinteVisible dans la buvetteToute buvette avec alcool
« L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération. »Tout support de communicationToute buvette avec alcool
Boissons non alcoolisées mises en évidence à l’étalage (art. L3323-1 CSP)Comptoir ou espace de venteToute buvette avec alcool
Carte des boissons visible de l’extérieurFaçade ou entréeBar permanent uniquement
Obligations d’affichage applicables aux buvettes associatives, selon le type de buvette.

Les interdictions absolues

Ces règles s’appliquent sans exception, quelle que soit la nature de la buvette :

  • Servir de l’alcool à une personne visiblement ivre : Le serveur, et à travers lui l’association, est responsable. En cas de contrôle, l’amende peut atteindre 750 € (contravention de 4e classe)
  • Servir de l’alcool à un mineur, même accompagné : amende de 7 500 € (art. L3353-3 CSP)15. En cas de doute, demander une pièce d’identité
  • Vendre de l’alcool à perte ou l’offrir gratuitement (art. L3322-9 CSP). ). Les tarifs pratiqués doivent couvrir au minimum le coût d’achat des boissons.
  • Faire servir par des mineurs : Tous les bénévoles affectés au service et à l’encaissement doivent être majeurs.
  • Ouvrir la buvette dans une zone protégée (art. L3335-1 CSP) : établissements de santé et centres de soins, établissements d’enseignement et de formation, stades et piscines. Si votre manifestation se tient à proximité de l’un de ces lieux, vérifiez l’arrêté préfectoral en vigueur dans votre commune avant de déposer votre demande.

Les règles d’accès selon l’âge

Un point que beaucoup d’associations ignorent : l’accès à une buvette avec alcool est lui aussi encadré par la loi, indépendamment de la consommation. Ces règles sont fixées par les articles L3342-1 et suivants du Code de la santé publique.

ÂgeAccès à une buvette avec alcoolConsommation d’alcool
Moins de 13 ansInterditInterdite
13 à 15 ansAutorisé, accompagné d’un majeurInterdite
16 à 17 ansAutorisé seulInterdite
18 ans et plusLibreAutorisée
Conditions d’accès et de consommation d’alcool selon l’âge du visiteur (art. L3342-1 et suivants du Code de la santé publique.16)

Conseil organisationnel. Désignez un référent buvette identifié avant chaque manifestation. Son rôle : briefer les bénévoles sur les règles, conserver l’arrêté d’autorisation sur place, et gérer les éventuels contrôles. C’est une précaution simple qui protège à la fois l’association et son président.

Les autres obligations pratiques

Au-delà de l’affichage et des interdictions, quelques obligations supplémentaires s’imposent lors de l’exploitation d’une buvette :

  • Respecter les horaires fixés par l’arrêté d’autorisation municipale ou préfectorale : tout dépassement expose l’association à une fermeture administrative
  • Respecter la chaîne du froid et les règles d’hygiène alimentaire : réfrigération des boissons, contenants propres, stand entretenu…
  • Éviter la vente en bouteilles de verre sur la voie publique dans les communes qui l’interdisent par arrêté municipal : se renseigner auprès de la mairie avant l’événement
  • Déclarer à la Sacem la diffusion de musique dans une buvette permanente (obligation non applicable aux buvettes temporaires ponctuelles dans la plupart des cas, vérifiez selon la durée et le contexte)
  • Souscrire une assurance responsabilité civile couvrant l’organisation de la buvette. Vérifiez que le contrat de l’association inclut bien cette activité avant chaque événement

Quelles sont les incidences fiscales d’une buvette associative ?

Ouvrir une buvette n’entraîne aucune démarche spécifique auprès de l’administration fiscale au moment de l’ouverture. En revanche, les recettes générées peuvent devenir imposables selon leur importance dans le budget de l’association.

Voici comment évaluer votre situation :

SituationMontant des recettesRégime fiscal
Recettes accessoires
(Moins de 50 % du budget)
En dessous de 78 596 €/anExonérées
Recettes accessoires
(Moins de 50 % du budget)
Au-delà de 78 596 €/anImposables au-delà du seuil
Recettes prépondérantes
(Plus de 50 % du budget)
Quel que soit le montantImposables dès le 1er euro
Manifestations de bienfaisance ou de soutien
(Art. 261-7-1°c CGI – dans la limite de 6/an)
Quel que soit le montantTotalement exonérées (TVA + IS)
Régime fiscal applicable aux recettes d’une buvette associative selon leur part dans le budget de l’association.

L’exonération des 6 manifestations : un avantage fiscal méconnu

L’article 261-7-1°c du Code général des impôts17 prévoit une exonération totale de TVA et d’impôt sur les sociétés sur l’ensemble des recettes perçues lors de manifestations de bienfaisance ou de soutien, à condition que :

  • La manifestation soit organisée par l’association elle-même et à son profit exclusif
  • Elle présente un caractère de bienfaisance ou de soutien (fête, gala, bal, concert, kermesse…)
  • Le nombre de manifestations bénéficiant de cette exonération soit inférieur ou égal à 6 par an

Dans ce cadre, aucun plafond de montant ne s’applique : que la buvette génère 500 € ou 50 000 € lors de l’une de ces 6 manifestations, les recettes sont intégralement exonérées.

Attention à ne pas confondre les 6 manifestations exonérées fiscalement avec les 5 autorisations annuelles de buvette délivrées par le maire (art. L3334-2 CSP). Ce sont deux compteurs indépendants, qui obéissent à des logiques différentes : l’un est fiscal, l’autre est administratif.

Si vos recettes sont imposables : que faire concrètement ?

Si votre buvette génère des recettes qui dépassent les seuils d’exonération, voici la marche à suivre :

  1. Contacter le centre des finances publiques dont relève votre association pour l’informer de votre situation et déterminer le régime applicable
  2. Établir un bilan comptable distinguant les recettes et les dépenses liées à l’activité buvette
  3. Déposer une déclaration fiscale au même titre qu’une entreprise commerciale pour la partie lucrative de votre activité

Une association peut se retrouver dans une situation mixte : une partie de ses activités est non lucrative (et donc exonérée), une autre est lucrative (et donc imposable). Dans ce cas, une comptabilité analytique séparant les deux types d’activités est fortement recommandée.

Quelles sanctions en cas de non-respect de la réglementation ?

Organiser une buvette sans respecter la réglementation expose l’association à des sanctions financières et pénales qui peuvent être lourdes. Ces sanctions ne visent pas seulement l’association en tant que personne morale, elles peuvent engager la responsabilité personnelle du président ou de tout dirigeant ayant pris la décision fautive.

Voici un tableau complet des infractions et des peines encourues, avec les références légales précises :

InfractionSanctionRéférence légale
Vente d’alcool à un mineur7 500 € d’amendeArt. L3353-3 CSP15
Introduction forcée ou frauduleuse d’alcool dans une enceinte sportive7 500 € + 1 an d’emprisonnement + interdiction de stade 5 ansArt. L332-3 Code du sport18
Accès en état d’ivresse à une enceinte sportive7 500 € d’amendeArt. L332-4 Code du sport18
Buvette temporaire ouverte sans autorisation3 750 € + fermeture immédiateArt. L3352-5 CSP
Vente de boissons des groupes 4 ou 5 lors d’une fête publique3 750 € d’amendeArt. L3352-5 CSP
Non-respect des conditions de la dérogation (enceinte sportive)Fermeture immédiate + procédures administrativesArt. D3335-18 CSP13
Service d’alcool à une personne en état d’ivresse manifeste750 € (contravention 4e classe)Art. R3353-2 CSP14
Affichage obligatoire non conforme750 € d’amendeRéglementation débits de boissons
Infractions et sanctions encourues en cas de non-respect de la réglementation des buvettes associatives, avec références légales.

Les trois situations les plus risquées en pratique

  • Ouvrir une buvette « juste pour cette fois » sans autorisation. C’est l’infraction la plus courante. Beaucoup d’associations pensent qu’une buvette ponctuelle et modeste n’attire pas l’attention. Pourtant, la fermeture immédiate et l’amende de 3 750 € s’appliquent indépendamment du chiffre d’affaires réalisé ou du nombre de personnes présentes.
  • Servir de l’alcool à un jeune qui « fait plus que 18 ans ». L’amende de 7 500 € s’applique même si le bénévole était de bonne foi. La seule défense valable est d’avoir demandé une pièce d’identité et de s’être fié au document présenté. En cas de doute, demander systématiquement une pièce d’identité n’est pas une option : c’est une obligation de prudence.
  • Dépasser les conditions fixées par l’arrêté. Prolonger les horaires d’une heure, servir une bière supplémentaire en dehors des catégories autorisées, ou maintenir la buvette ouverte au-delà de la durée de 48 heures accordée suffit à constituer une infraction. L’arrêté municipal est un document contraignant, pas une simple formalité.

La responsabilité personnelle du président : un risque souvent sous-estimé

En droit associatif, c’est le président qui engage sa responsabilité personnelle en cas de manquement grave aux obligations légales. Cette responsabilité peut être :

  • Civile : en cas de dommage causé à un tiers (accident lié à l’ivresse d’un participant servi par la buvette, par exemple), le président peut être tenu personnellement de réparer le préjudice
  • Pénale : en cas de vente d’alcool à un mineur ou d’introduction illégale d’alcool dans une enceinte sportive, le président peut être poursuivi à titre personnel, indépendamment des sanctions infligées à l’association

Cette responsabilité s’applique même si le président n’était pas physiquement présent lors de l’infraction, dès lors qu’il n’a pas pris les précautions nécessaires pour l’éviter.

Conseil. Une assurance responsabilité civile spécifiquement adaptée à l’organisation d’événements associatifs (incluant la tenue d’une buvette) est indispensable. Vérifiez auprès de votre assureur que votre contrat couvre bien cette activité avant chaque manifestation. En cas de sinistre sans couverture adaptée, c’est le patrimoine personnel du président qui peut être engagé.

Questions fréquentes sur la réglementation des buvettes associatives

Une association peut-elle vendre du vin à sa kermesse ?

Oui, à condition d’avoir obtenu au préalable l’autorisation du maire. Le vin est une boisson du groupe 3 (fermentée, non distillée, titrant moins de 18°), autorisée dans le cadre d’une buvette temporaire. La demande doit être adressée à la mairie au moins 15 jours avant l’événement. L’association ne peut obtenir ce type d’autorisation que 5 fois par an (art. L3334-2 CSP).3

Peut-on vendre de la bière dans un gymnase lors d’un tournoi ?

Pas sans dérogation. La vente d’alcool est en principe interdite dans toute enceinte sportive (art. L3335-4 CSP).5 Toutefois, une association sportive agréée peut demander au maire une dérogation temporaire pour vendre des boissons du groupe 3, dont la bière, pour une durée maximale de 48 heures, jusqu’à 10 fois par an. La demande doit être déposée au moins 3 mois avant la manifestation.

Combien d’autorisations de buvette peut-on obtenir par an ?

Cela dépend du type d’association et du contexte. Le quota de 5 autorisations par an ne s’applique qu’aux manifestations organisées par l’association en dehors d’une enceinte sportive. Dans une enceinte sportive, les quotas sont différents : 10 autorisations pour les associations sportives agréées, 4 pour les associations à caractère touristique, 2 pour celles à caractère agricole. Dans le cadre d’une foire ou exposition organisée par l’État ou une association reconnue d’utilité publique, le nombre d’autorisations n’est pas limité.

Quelle est la différence entre une licence III et une autorisation temporaire de buvette ?

Ce sont deux régimes distincts. L’autorisation temporaire est délivrée par le maire pour la durée d’une manifestation précise (48h max) : elle ne nécessite pas de licence. La licence III est une licence permanente exigée pour exploiter un bar ouvert au public de façon régulière. Elle nécessite une formation obligatoire de 2,5 jours et une déclaration préalable en mairie (art. L3332-3 CSP).9

Faut-il déclarer les recettes de la buvette aux impôts ?

Pas systématiquement. Si les recettes sont accessoires (moins de 50 % du budget) et inférieures à 78 596 €/an (seuil 2024), elles sont exonérées. Les recettes des manifestations de bienfaisance sont totalement exonérées de TVA et d’IS dans la limite de 6 par an (art. 261-7-1°c CGI).17

Une association sportive peut-elle organiser 10 buvettes avec alcool par an dans son gymnase ?

Oui, si elle est agréée au sens de l’article L121-4 du Code du sport. Pour un club omnisports, ces 10 autorisations s’entendent pour la structure mère, qui les répartit entre ses sections. Les autorisations sont comptabilisées par groupement sportif et non par stade.

Que risque-t-on si on ouvre une buvette sans autorisation ?

Une fermeture immédiate et une amende de 3 750 € (art. L3352-5 CSP). Ces sanctions s’appliquent quelle que soit la taille de la manifestation ou le chiffre d’affaires réalisé. Si la buvette se tient dans une enceinte sportive et sert de l’alcool sans dérogation, l’amende grimpe à 7 500 € assortie d’un an d’emprisonnement (art. L332-3 Code du sport). Dans les deux cas, la responsabilité personnelle du président de l’association peut être engagée.

Peut-on vendre du pastis ou du rhum lors d’une fête associative ?

Non dans la quasi-totalité des cas. Le pastis (groupe 5) et le rhum (groupe 4) sont interdits lors d’une buvette associative temporaire. Seules les boissons des groupes 1 et 3 (alcool ≤ 18°) sont autorisées. Exception : foires et expositions organisées par l’État ou une association d’utilité publique. En Guadeloupe, Martinique et Guyane, le préfet peut autoriser la vente de boissons du groupe 4 dans la limite de 4 jours par an (art. L3334-2 CSP).3


Sources et références légales

  1. Art. D3335-16 du Code de la santé publique – Délais de demande de dérogation pour les enceintes sportives. Legifrance.gouv.fr
  2. Art. L3321-1 du Code de la santé publique – Classification officielle des boissons en groupes 1, 3, 4 et 5 (version en vigueur depuis le 1er janvier 2016). Legifrance.gouv.fr
  3. Art. L3334-2 du Code de la santé publique – Régime des débits de boissons temporaires lors de fêtes publiques et manifestations associatives. Legifrance.gouv.fr
  4. Art. 1655 du Code général des impôts – Régime fiscal des cercles privés et associations vendant des boissons à leurs adhérents. Legifrance.gouv.fr
  5. Art. L3335-4 du Code de la santé publique – Interdiction de vente d’alcool dans les enceintes sportives et dérogations temporaires. Legifrance.gouv.fr
  6. Art. D3335-16 à D3335-18 du Code de la santé publique – Modalités d’application des dérogations temporaires dans les enceintes sportives. Legifrance.gouv.fr
  7. Art. L3334-1 du Code de la santé publique – Régime des débits de boissons dans les foires et expositions organisées par l’État, les collectivités publiques ou les associations reconnues d’utilité publique (version en vigueur depuis le 1er juillet 2025, modifié par l’ordonnance n°2023-1210 du 20 décembre 2023). Legifrance.gouv.fr
  8. Art. L3332-1-1 du Code de la santé publique – Obligation de formation et délivrance du permis d’exploitation pour l’ouverture d’un débit de boissons. Legifrance.gouv.fr
  9. Art. L3332-3 du Code de la santé publique – Obligation de déclaration préalable à la mairie pour l’ouverture d’un débit de boissons. Legifrance.gouv.fr
  10. Art. L3332-1 du Code de la santé publique – Limite de densité des débits de boissons de 3e catégorie (1 débit pour 450 habitants). Legifrance.gouv.fr
  11. Art. L3335-1 du Code de la santé publique – Zones protégées autour des établissements de santé, d’enseignement et des équipements sportifs. Legifrance.gouv.fr
  12. Art. D3335-16 et D3335-17 du Code de la santé publique – Contenu des demandes de dérogation et conditions de fonctionnement des débits temporaires. Legifrance.gouv.fr
  13. Art. D3335-18 du Code de la santé publique – Sanctions applicables aux établissements sportifs qui ouvrent un débit de boissons sans autorisation ou en dehors des conditions fixées. Legifrance.gouv.fr
  14. Art. R3353-2 du Code de la santé publique – Contravention de 4e classe pour service d’alcool à une personne en état d’ivresse manifeste. Legifrance.gouv.fr
  15. Art. L3353-3 du Code de la santé publique – Amende de 7 500 € pour vente ou offre d’alcool à des mineurs. Legifrance.gouv.fr
  16. Art. L3342-1 et suivants du Code de la santé publique – Conditions d’accès et de consommation des mineurs dans les débits de boissons. Legifrance.gouv.fr
  17. Art. 261-7-1°c du Code général des impôts – Exonération de TVA pour les recettes des manifestations de bienfaisance ou de soutien organisées par des associations à leur profit exclusif, dans la limite de 6 manifestations par an. Legifrance.gouv.fr
  18. Art. L332-3 et L332-4 du Code du sport – Infractions liées à l’introduction d’alcool et à l’accès en état d’ivresse dans une enceinte sportive lors d’une manifestation. Legifrance.gouv.fr

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